Hommage à Samuel Paty – Rentrée du 2 novembre

Hommage à Samuel Paty : la rentrée de lundi se fera finalement à l’heure habituelle et non à 10 heures, une minute de silence observée en classe
L’Education nationale a décidé de changer les modalités de l’hommage à Samuel Paty en raison du contexte sanitaire et sécuritaire.

Article rédigé par

Franceinfo
Radio France
Publié le 30/10/2020 17:22


La rentrée des vacances de la Toussaint dans les établissements scolaires, lundi 2 novembre, se fera finalement à l’heure habituelle, selon les informations recueillies par Franceinfo de sources concordantes. Initialement, cette rentrée devait être décalée à 10 heures pour donner aux équipes enseignantes du temps pour se préparer à une séquence pédagogique avec les élèves en hommage à Samuel Paty, enseignant décapité dans les Yvelines à la veille des vacances.

En raison du contexte sécuritaire – après les attentats de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice – il s’agit d’éviter des attroupements d’élèves devant les établissements attendant que les portes s’ouvrent, ce qui pourrait se produire avec les collégiens et lycéens arrivant avec des transports scolaires.

Une minute de silence respectée à 11 heures
Selon les informations de Franceinfo, l’hommage à Samuel Paty se manifestera par une minute de silence à 11 heures dans chaque classe « après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs, dans des conditions respectueuses du protocole sanitaire applicable », précise Jean-Michel Blanquer dans un courrier envoyé aux enseignants. « Ce temps de recueillement se tiendra de préférence dans les salles de classe, et si les conditions sanitaires le permettent, dans la cour de l’établissement. »

L’idée du temps pédagogique autour de la liberté d’expression n’est plus imposée pour le lundi 2 novembre mais pourra se faire, au choix, dans la semaine ou dans le mois, selon les informations de Franceinfo. « Aucune classe ni aucun établissement ne peut s’exonérer de cette heure de travail et d’échange dont chaque élève de France doit bénéficier », précise le ministre dans son courrier.